Consommation eau teinture vêtement – Le coût caché
Vous savez probablement que la mode a un impact environnemental. Mais derrière les discours généraux, il existe un chiffre rarement mis en avant : la consommation d'eau liée à la teinture des vêtements. Pas la culture du coton, pas le transport, pas l'emballage — uniquement l'étape qui donne leur couleur à vos pièces. Ce chiffre est à la fois précis, documenté et suffisamment éloquent pour changer la façon dont on regarde une armoire. Cet article vous explique comment la consommation d'eau en teinture textile fonctionne, pourquoi elle atteint de tels volumes, et ce que certains acteurs font concrètement pour y remédier.
200 Litres d'Eau pour un T-shirt : Le Chiffre Caché de la Consommation d'Eau en Teinture Textile
Temps de lecture : ~8 min
Après avoir pris conscience de l'impact environnemental de la teinture textile, il est essentiel de se tourner vers des alternatives plus durables et conscientes. Choisir des vêtements conçus pour durer, respectueux de la planète et de ceux qui les fabriquent, devient une démarche primordiale. C'est dans cet esprit que nous avons imaginé Le FLOWY, un pantalon qui incarne la liberté et la fluidité, tout en étant fabriqué avec soin. Disponible notamment dans une teinte vert kaki intemporelle, il est la preuve qu'éthique et style peuvent coexister harmonieusement.

Le flowy - vert kaki — 80,00 →
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Les innovations qui réduisent l'empreinte hydrique de la teinture
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La teinture en circuit fermé, une réponse concrète et chiffrée
Ce que la teinture industrielle consomme réellement
Pour teindre 1 kg de tissu, l'industrie textile conventionnelle utilise en moyenne entre 80 et 150 litres d'eau. Ce chiffre varie selon les procédés, les matières et les installations, mais il constitue un ordre de grandeur cohérent que plusieurs sources indépendantes confirment.
Concrètement, un t-shirt en coton pèse environ 200 grammes. Si l'on applique ce ratio, la teinture de ce seul vêtement mobilise entre 16 et 30 litres d'eau rien que pour l'étape de coloration, sans compter les rinçages successifs qui suivent. Pour une veste plus lourde, la teinture peut nécessiter à elle seule plus de 3 300 litres d'eau, soit près de la moitié de toute l'eau consommée pour fabriquer ce vêtement.
Ces chiffres ne sont pas anecdotiques à l'échelle mondiale. La production textile représente environ 92 millions de tonnes de vêtements par an dans le monde. Rapportée à cette masse, la consommation d'eau liée aux teintures et aux apprêts représente une part considérable des 4 % d'eau potable mondiale absorbés par le secteur textile-habillement. Une étude paneuropéenne appliquée au contexte français a estimé que plus de 31 billions de litres d'eau sont nécessaires pour produire l'ensemble des vêtements présents dans les armoires des Français, soit l'équivalent du volume de la Seine vidée plus de 4 000 fois.
Pourquoi la teinture textile est si gourmande en eau
La réponse tient à la structure même du procédé industriel classique. La teinture d'un textile ne se résume pas à plonger un tissu dans un bain coloré. Elle comprend plusieurs étapes successives, chacune consommatrice d'eau.
La préparation des fibres
Avant d'accepter un colorant, le tissu doit être blanchi, désencollé et lavé. Cette étape mobilise des agents chimiques comme le chlore, l'eau de Javel ou le percarbonate de soude, dissous dans l'eau, et dont les résidus sont ensuite évacués dans les effluents industriels.
La teinture proprement dite
Les textiles sont immergés dans de grands bains aqueux contenant les colorants, des sels, des agents mouillants et divers auxiliaires chimiques. C'est ici que se concentre l'essentiel des 80 à 150 litres par kilo.
Le rinçage
Pour éliminer l'excédent de colorant et les résidus chimiques, plusieurs cycles de rinçage sont nécessaires. Chacun consomme de l'eau supplémentaire, qui se retrouve ensuite chargée en pigments et en substances chimiques.
Au total, les procédés de teinture et d'apprêts sont responsables de près de 20 % des eaux usées mondiales liées à la mode. Dans certains pays fortement industrialisés, ces rejets se traduisent par des rivières qui prennent des teintes artificielles, rose, mauve ou vert pomme, selon les colorants utilisés en amont.
Les innovations qui réduisent l'empreinte hydrique de la teinture
Face à ce constat, plusieurs approches techniques ont émergé ces dernières années, avec des niveaux de maturité et d'accessibilité très différents.
La teinture sans eau par CO₂ supercritique
La plus radicale est la teinture sans eau par CO₂ supercritique, développée notamment par la société néerlandaise DyeCoo. Cette technologie remplace l'eau par du dioxyde de carbone porté à un état supercritique, ce qui lui permet de pénétrer les fibres et de fixer les colorants sans aucun bain aqueux. Le procédé supprime les rejets chimiques dans l'environnement, consomme moins d'énergie et accélère le processus. Il est aujourd'hui principalement applicable au polyester et utilisé par de grandes marques internationales, mais son extension au coton reste un enjeu en cours de développement.
L'impression textile numérique à faible consommation d'eau
Une autre piste est l'impression textile numérique à faible consommation d'eau. Certaines technologies d'impression par encres pigmentaires permettent de réduire jusqu'à 97 % la consommation d'eau lors de l'étape de coloration. Elles présentent également l'avantage de permettre une production à la demande, ce qui limite les stocks excédentaires.
Les optimisations progressives dans les procédés conventionnels
Enfin, des optimisations plus progressives existent au sein même des procédés conventionnels. Certaines teintureries industrielles ont engagé des démarches de réduction de leurs volumes d'eau par kilo teint, en revalorisant les eaux de process, en affinant leurs recettes de teinture et en investissant dans des machines plus performantes. Une entreprise française a ainsi annoncé une réduction de 12 % de sa consommation d'eau par kilo teint en quatre ans.
La teinture en circuit fermé, une réponse concrète et chiffrée
Entre la technologie sans eau (encore peu accessible pour le coton biologique) et les optimisations marginales, il existe une voie intermédiaire qui mérite d'être connue : la teinture en circuit fermé. Ce procédé repose sur un système où l'eau utilisée est récupérée, filtrée et réintégrée dans le cycle de teinture, au lieu d'être rejetée après usage. Le résultat est une consommation d'eau réduite à 2 litres par pièce, contre 200 litres dans un processus conventionnel comparable.
C'est ce procédé que no (n-o.fr) a intégré à sa chaîne de fabrication pour teindre ses pièces en molleton de coton biologique. Les coloris comme le vert kaki, le bleu nuit ou le vert émeraude sont obtenus grâce à cette méthode, appliquée dans un atelier au Portugal sur un coton turc certifié biologique. Les mitaines MITTY, par exemple, sont disponibles dans ces mêmes coloris issus de la teinture en circuit fermé, offrant une couleur franche et durable sur une matière de 350 g qui conserve son intégrité au lavage.
Ce chiffre de 2 litres n'est pas un argument marketing. Il est la conséquence directe d'un choix technique précis, vérifiable et documenté, qui répond à une réalité industrielle que cet article a cherché à poser clairement.
Ce que cela change pour le consommateur
Comprendre la consommation d'eau en teinture textile, c'est se donner les moyens de lire différemment les produits que l'on achète. Plusieurs repères concrets peuvent guider ce regard.
Forts de ces repères concrets, il devient possible d'identifier des produits qui s'inscrivent dans une démarche plus respectueuse de l'environnement. C'est dans cet esprit que nous concevons des pièces durables, dont l'impact est pensé à chaque étape de leur cycle de vie. Le Flowy, par exemple, illustre parfaitement cette philosophie : un ensemble en coton biologique, fabriqué au Portugal selon des standards éthiques rigoureux. Sa conception intemporelle et sa qualité supérieure en font un choix conscient, loin des cycles de consommation rapide.

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Les certifications constituent un premier filtre
Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) encadre non seulement la nature des fibres, mais aussi les procédés de transformation, y compris la teinture. L'Oeko-Tex Standard 100 garantit l'absence de substances nocives dans le produit fini. Ces certifications ne garantissent pas à elles seules une faible consommation d'eau, mais elles excluent les pratiques les plus problématiques.
La transparence sur les procédés est un deuxième repère
Une marque capable de décrire précisément son processus de teinture, de nommer son atelier, d'indiquer les volumes d'eau consommés, offre une lisibilité que les discours généraux ne peuvent pas remplacer.
La durabilité de la couleur dans le temps en est un troisième
Une teinture bien fixée, réalisée dans des conditions maîtrisées, ne nécessite pas de reteinture et prolonge la durée de vie du vêtement, ce qui réduit mécaniquement l'empreinte totale sur la durée.
FAQ
Combien de litres d'eau faut-il pour teindre un vêtement ?
La réponse dépend du procédé utilisé. Dans l'industrie conventionnelle, il faut en moyenne entre 80 et 150 litres d'eau par kilo de tissu teint. Pour un t-shirt de 200 grammes, cela représente entre 16 et 30 litres rien que pour la teinture. Pour une veste, la teinture peut mobiliser plus de 3 300 litres. Ces volumes incluent les bains de teinture et les rinçages successifs, mais pas toujours les étapes de préparation des fibres.
Pourquoi la teinture textile pollue-t-elle autant les eaux ?
La teinture conventionnelle utilise des colorants synthétiques, des sels, des agents mouillants et des auxiliaires chimiques dissous dans l'eau. Une fois les textiles teints et rincés, ces eaux chargées sont souvent rejetées dans l'environnement sans traitement suffisant, notamment dans certains pays producteurs. Les procédés de teinture et d'apprêts sont ainsi à l'origine de près de 20 % des eaux usées mondiales liées à la mode. Dans les zones de forte concentration industrielle, cela se traduit par des cours d'eau dont la couleur change au gré des saisons de production.
Qu'est-ce que la teinture en circuit fermé et en quoi est-elle différente ?
Dans un procédé de teinture classique, l'eau utilisée pour les bains et les rinçages est évacuée après usage. Dans un système en circuit fermé, cette eau est récupérée, filtrée et réintroduite dans le cycle de production. Cela permet de réduire drastiquement les volumes consommés, jusqu'à passer de 200 litres à 2 litres par pièce dans les configurations les plus optimisées. Ce type de procédé n'élimine pas totalement l'eau, mais en limite l'usage à l'essentiel, tout en réduisant les rejets chimiques dans l'environnement.
Comment savoir si un vêtement a été teint de façon responsable ?
Plusieurs indices permettent d'y voir plus clair. La présence de certifications reconnues comme le GOTS ou l'Oeko-Tex Standard 100 constitue un point de départ. Au-delà des labels, la transparence de la marque sur son procédé de teinture (type de procédé, volumes d'eau, localisation de l'atelier) est un signal fort. Les marques qui publient des données chiffrées et vérifiables sur leur consommation d'eau s'exposent à une vérification externe, ce qui rend leur discours plus fiable qu'une simple déclaration d'intention.
Consommation d'eau et procédés de teinture par vêtement
Les ordres de grandeur présentés tout au long de cet article montrent à quel point la consommation d'eau liée à la teinture varie selon le type de vêtement et le procédé utilisé, d'un t-shirt en coton à une veste, ou d'une teinture conventionnelle à une teinture en circuit fermé.
Ces ordres de grandeur soulignent l'importance cruciale de la conception et du choix des matériaux dans l'empreinte écologique globale d'un vêtement. Face à ces enjeux, privilégier des pièces durables et fabriquées de manière responsable représente une démarche essentielle pour le consommateur averti. C'est dans cette optique que nous vous invitons à découvrir un ensemble qui incarne cette philosophie, alliant confort, style intemporel et engagement. Nous vous présentons Le flowy - vert émeraude.

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Type de vêtement Procédé de teinture Consommation d'eau estimée 1 kg de tissu Teinture conventionnelle 80 à 150 litres T-shirt en coton (200 g) Teinture conventionnelle 16 à 30 litres Veste plus lourde Teinture conventionnelle Plus de 3 300 litres Pièce en molleton de coton biologique Teinture en circuit fermé 2 litres par pièce
Mieux comprendre la consommation d'eau en teinture textile
La question de la consommation d'eau en teinture textile n'est pas un détail technique réservé aux spécialistes. C'est un indicateur concret, mesurable, qui permet de distinguer les démarches sérieuses des discours de façade. Comprendre ce que représentent 80, 150 ou 3 300 litres d'eau par vêtement, c'est se donner les outils pour évaluer les alternatives disponibles avec un regard informé. Si vous souhaitez explorer des pièces dont le procédé de teinture est documenté et chiffré, n-o.fr vous présente ses collections en molleton de coton biologique, fabriquées au Portugal avec une teinture en circuit fermé à 2 litres par pièce.
Vous savez probablement que la mode a un impact environnemental. Mais derrière les discours généraux, il existe un chiffre rarement mis en avant : la consommation d'eau liée à la teinture des vêtements. Pas la culture du coton, pas le transport, pas l'emballage — uniquement l'étape qui donne leur couleur à vos pièces. Ce chiffre est à la fois précis, documenté et suffisamment éloquent pour changer la façon dont on regarde une armoire. Cet article vous explique comment la consommation d'eau en teinture textile fonctionne, pourquoi elle atteint de tels volumes, et ce que certains acteurs font concrètement pour y remédier.
200 Litres d'Eau pour un T-shirt : Le Chiffre Caché de la Consommation d'Eau en Teinture Textile
Temps de lecture : ~8 min
Après avoir pris conscience de l'impact environnemental de la teinture textile, il est essentiel de se tourner vers des alternatives plus durables et conscientes. Choisir des vêtements conçus pour durer, respectueux de la planète et de ceux qui les fabriquent, devient une démarche primordiale. C'est dans cet esprit que nous avons imaginé Le FLOWY, un pantalon qui incarne la liberté et la fluidité, tout en étant fabriqué avec soin. Disponible notamment dans une teinte vert kaki intemporelle, il est la preuve qu'éthique et style peuvent coexister harmonieusement.

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Les innovations qui réduisent l'empreinte hydrique de la teinture
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La teinture en circuit fermé, une réponse concrète et chiffrée
Ce que la teinture industrielle consomme réellement
Pour teindre 1 kg de tissu, l'industrie textile conventionnelle utilise en moyenne entre 80 et 150 litres d'eau. Ce chiffre varie selon les procédés, les matières et les installations, mais il constitue un ordre de grandeur cohérent que plusieurs sources indépendantes confirment.
Concrètement, un t-shirt en coton pèse environ 200 grammes. Si l'on applique ce ratio, la teinture de ce seul vêtement mobilise entre 16 et 30 litres d'eau rien que pour l'étape de coloration, sans compter les rinçages successifs qui suivent. Pour une veste plus lourde, la teinture peut nécessiter à elle seule plus de 3 300 litres d'eau, soit près de la moitié de toute l'eau consommée pour fabriquer ce vêtement.
Ces chiffres ne sont pas anecdotiques à l'échelle mondiale. La production textile représente environ 92 millions de tonnes de vêtements par an dans le monde. Rapportée à cette masse, la consommation d'eau liée aux teintures et aux apprêts représente une part considérable des 4 % d'eau potable mondiale absorbés par le secteur textile-habillement. Une étude paneuropéenne appliquée au contexte français a estimé que plus de 31 billions de litres d'eau sont nécessaires pour produire l'ensemble des vêtements présents dans les armoires des Français, soit l'équivalent du volume de la Seine vidée plus de 4 000 fois.
Pourquoi la teinture textile est si gourmande en eau
La réponse tient à la structure même du procédé industriel classique. La teinture d'un textile ne se résume pas à plonger un tissu dans un bain coloré. Elle comprend plusieurs étapes successives, chacune consommatrice d'eau.
La préparation des fibres
Avant d'accepter un colorant, le tissu doit être blanchi, désencollé et lavé. Cette étape mobilise des agents chimiques comme le chlore, l'eau de Javel ou le percarbonate de soude, dissous dans l'eau, et dont les résidus sont ensuite évacués dans les effluents industriels.
La teinture proprement dite
Les textiles sont immergés dans de grands bains aqueux contenant les colorants, des sels, des agents mouillants et divers auxiliaires chimiques. C'est ici que se concentre l'essentiel des 80 à 150 litres par kilo.
Le rinçage
Pour éliminer l'excédent de colorant et les résidus chimiques, plusieurs cycles de rinçage sont nécessaires. Chacun consomme de l'eau supplémentaire, qui se retrouve ensuite chargée en pigments et en substances chimiques.
Au total, les procédés de teinture et d'apprêts sont responsables de près de 20 % des eaux usées mondiales liées à la mode. Dans certains pays fortement industrialisés, ces rejets se traduisent par des rivières qui prennent des teintes artificielles, rose, mauve ou vert pomme, selon les colorants utilisés en amont.
Les innovations qui réduisent l'empreinte hydrique de la teinture
Face à ce constat, plusieurs approches techniques ont émergé ces dernières années, avec des niveaux de maturité et d'accessibilité très différents.
La teinture sans eau par CO₂ supercritique
La plus radicale est la teinture sans eau par CO₂ supercritique, développée notamment par la société néerlandaise DyeCoo. Cette technologie remplace l'eau par du dioxyde de carbone porté à un état supercritique, ce qui lui permet de pénétrer les fibres et de fixer les colorants sans aucun bain aqueux. Le procédé supprime les rejets chimiques dans l'environnement, consomme moins d'énergie et accélère le processus. Il est aujourd'hui principalement applicable au polyester et utilisé par de grandes marques internationales, mais son extension au coton reste un enjeu en cours de développement.
L'impression textile numérique à faible consommation d'eau
Une autre piste est l'impression textile numérique à faible consommation d'eau. Certaines technologies d'impression par encres pigmentaires permettent de réduire jusqu'à 97 % la consommation d'eau lors de l'étape de coloration. Elles présentent également l'avantage de permettre une production à la demande, ce qui limite les stocks excédentaires.
Les optimisations progressives dans les procédés conventionnels
Enfin, des optimisations plus progressives existent au sein même des procédés conventionnels. Certaines teintureries industrielles ont engagé des démarches de réduction de leurs volumes d'eau par kilo teint, en revalorisant les eaux de process, en affinant leurs recettes de teinture et en investissant dans des machines plus performantes. Une entreprise française a ainsi annoncé une réduction de 12 % de sa consommation d'eau par kilo teint en quatre ans.
La teinture en circuit fermé, une réponse concrète et chiffrée
Entre la technologie sans eau (encore peu accessible pour le coton biologique) et les optimisations marginales, il existe une voie intermédiaire qui mérite d'être connue : la teinture en circuit fermé. Ce procédé repose sur un système où l'eau utilisée est récupérée, filtrée et réintégrée dans le cycle de teinture, au lieu d'être rejetée après usage. Le résultat est une consommation d'eau réduite à 2 litres par pièce, contre 200 litres dans un processus conventionnel comparable.
C'est ce procédé que no (n-o.fr) a intégré à sa chaîne de fabrication pour teindre ses pièces en molleton de coton biologique. Les coloris comme le vert kaki, le bleu nuit ou le vert émeraude sont obtenus grâce à cette méthode, appliquée dans un atelier au Portugal sur un coton turc certifié biologique. Les mitaines MITTY, par exemple, sont disponibles dans ces mêmes coloris issus de la teinture en circuit fermé, offrant une couleur franche et durable sur une matière de 350 g qui conserve son intégrité au lavage.
Ce chiffre de 2 litres n'est pas un argument marketing. Il est la conséquence directe d'un choix technique précis, vérifiable et documenté, qui répond à une réalité industrielle que cet article a cherché à poser clairement.
Ce que cela change pour le consommateur
Comprendre la consommation d'eau en teinture textile, c'est se donner les moyens de lire différemment les produits que l'on achète. Plusieurs repères concrets peuvent guider ce regard.
Forts de ces repères concrets, il devient possible d'identifier des produits qui s'inscrivent dans une démarche plus respectueuse de l'environnement. C'est dans cet esprit que nous concevons des pièces durables, dont l'impact est pensé à chaque étape de leur cycle de vie. Le Flowy, par exemple, illustre parfaitement cette philosophie : un ensemble en coton biologique, fabriqué au Portugal selon des standards éthiques rigoureux. Sa conception intemporelle et sa qualité supérieure en font un choix conscient, loin des cycles de consommation rapide.

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Les certifications constituent un premier filtre
Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) encadre non seulement la nature des fibres, mais aussi les procédés de transformation, y compris la teinture. L'Oeko-Tex Standard 100 garantit l'absence de substances nocives dans le produit fini. Ces certifications ne garantissent pas à elles seules une faible consommation d'eau, mais elles excluent les pratiques les plus problématiques.
La transparence sur les procédés est un deuxième repère
Une marque capable de décrire précisément son processus de teinture, de nommer son atelier, d'indiquer les volumes d'eau consommés, offre une lisibilité que les discours généraux ne peuvent pas remplacer.
La durabilité de la couleur dans le temps en est un troisième
Une teinture bien fixée, réalisée dans des conditions maîtrisées, ne nécessite pas de reteinture et prolonge la durée de vie du vêtement, ce qui réduit mécaniquement l'empreinte totale sur la durée.
FAQ
Combien de litres d'eau faut-il pour teindre un vêtement ?
La réponse dépend du procédé utilisé. Dans l'industrie conventionnelle, il faut en moyenne entre 80 et 150 litres d'eau par kilo de tissu teint. Pour un t-shirt de 200 grammes, cela représente entre 16 et 30 litres rien que pour la teinture. Pour une veste, la teinture peut mobiliser plus de 3 300 litres. Ces volumes incluent les bains de teinture et les rinçages successifs, mais pas toujours les étapes de préparation des fibres.
Pourquoi la teinture textile pollue-t-elle autant les eaux ?
La teinture conventionnelle utilise des colorants synthétiques, des sels, des agents mouillants et des auxiliaires chimiques dissous dans l'eau. Une fois les textiles teints et rincés, ces eaux chargées sont souvent rejetées dans l'environnement sans traitement suffisant, notamment dans certains pays producteurs. Les procédés de teinture et d'apprêts sont ainsi à l'origine de près de 20 % des eaux usées mondiales liées à la mode. Dans les zones de forte concentration industrielle, cela se traduit par des cours d'eau dont la couleur change au gré des saisons de production.
Qu'est-ce que la teinture en circuit fermé et en quoi est-elle différente ?
Dans un procédé de teinture classique, l'eau utilisée pour les bains et les rinçages est évacuée après usage. Dans un système en circuit fermé, cette eau est récupérée, filtrée et réintroduite dans le cycle de production. Cela permet de réduire drastiquement les volumes consommés, jusqu'à passer de 200 litres à 2 litres par pièce dans les configurations les plus optimisées. Ce type de procédé n'élimine pas totalement l'eau, mais en limite l'usage à l'essentiel, tout en réduisant les rejets chimiques dans l'environnement.
Comment savoir si un vêtement a été teint de façon responsable ?
Plusieurs indices permettent d'y voir plus clair. La présence de certifications reconnues comme le GOTS ou l'Oeko-Tex Standard 100 constitue un point de départ. Au-delà des labels, la transparence de la marque sur son procédé de teinture (type de procédé, volumes d'eau, localisation de l'atelier) est un signal fort. Les marques qui publient des données chiffrées et vérifiables sur leur consommation d'eau s'exposent à une vérification externe, ce qui rend leur discours plus fiable qu'une simple déclaration d'intention.
Consommation d'eau et procédés de teinture par vêtement
Les ordres de grandeur présentés tout au long de cet article montrent à quel point la consommation d'eau liée à la teinture varie selon le type de vêtement et le procédé utilisé, d'un t-shirt en coton à une veste, ou d'une teinture conventionnelle à une teinture en circuit fermé.
Ces ordres de grandeur soulignent l'importance cruciale de la conception et du choix des matériaux dans l'empreinte écologique globale d'un vêtement. Face à ces enjeux, privilégier des pièces durables et fabriquées de manière responsable représente une démarche essentielle pour le consommateur averti. C'est dans cette optique que nous vous invitons à découvrir un ensemble qui incarne cette philosophie, alliant confort, style intemporel et engagement. Nous vous présentons Le flowy - vert émeraude.

Le flowy - vert émeraude — 80,00 →
Type de vêtement Procédé de teinture Consommation d'eau estimée 1 kg de tissu Teinture conventionnelle 80 à 150 litres T-shirt en coton (200 g) Teinture conventionnelle 16 à 30 litres Veste plus lourde Teinture conventionnelle Plus de 3 300 litres Pièce en molleton de coton biologique Teinture en circuit fermé 2 litres par pièce
Mieux comprendre la consommation d'eau en teinture textile
La question de la consommation d'eau en teinture textile n'est pas un détail technique réservé aux spécialistes. C'est un indicateur concret, mesurable, qui permet de distinguer les démarches sérieuses des discours de façade. Comprendre ce que représentent 80, 150 ou 3 300 litres d'eau par vêtement, c'est se donner les outils pour évaluer les alternatives disponibles avec un regard informé. Si vous souhaitez explorer des pièces dont le procédé de teinture est documenté et chiffré, n-o.fr vous présente ses collections en molleton de coton biologique, fabriquées au Portugal avec une teinture en circuit fermé à 2 litres par pièce.
By Marlene Chevreux